Augmentation mammaire : quels sont les risques et complications ?

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Publié le : 26 Juillet 2017 à 11:06
Augmentation mammaire : quels sont les risques et complications ?

La chirurgie d’augmentation mammaire figure parmi les interventions esthétiques les plus sollicitées au monde. Malgré l’engouement qu’elle suscite, elle n’est toutefois pas sans risques et complications. En y ayant recours, à quoi vous vous exposez réellement ?

Quels sont ces risques ?

L’opération peut entraîner :

  • des kystes épidermiques : ils apparaissent le plus souvent au niveau de la cicatrice périaréolaire et sont traités par un traitement médical
  • des accidents thrombo-emboliques comme la phlébite et l’embolie pulmonaire : pour réduire ces risques, le chirurgien recommande à la patiente d’arrêter le traitement contraceptif un mois avant l’opération. Il lui conseille par la suite de se lever le plus tôt possible après l’intervention, de suivre un traitement anticoagulant et de porter des bas antithrombose
  • l’épanchement lymphatique ou sérome : si ce cas survient, une reprise au bloc peut être nécessaire ou des ponctions répétées
  • un pneumothorax par brèche pleurale : c’est une complication très rare, mais à ne pas écarter
  • l’hématome : cela se traduit par un saignement interne ou l’apparition d’un amas de sang au sein du tissu mammaire. Une reprise au bloc peut être nécessaire. Afin de réduire ce risque, le praticien recommande à la patiente d’arrêter la prise d’anti-inflammatoires et d’aspirine au moins une semaine avant l’intervention
  • des complications au niveau de la cicatrisation : le niveau de risques dépend de chaque patiente. Ce qui est sûr c’est qu’en cas de troubles de la cicatrisation, les résultats risquent d’être endommagés par des cicatrices trop larges et en relief. En effet, dans certains cas, les troubles peuvent évoluer jusqu’à la formation de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes
  • la cytostéatonécrose : cela se définit par la nécrose partielle de la graisse ou de la glande mammaire. Cela se traduit par l’apparition d’un nodule induré et nécessite une reprise au bloc
  • la coque fibreuse périprothétique : la formation de coque provient de la réaction du corps contre la prothèse mammaire. Elle peut concerner les deux seins ou un seul d’entre eux et survient quelques mois après l’intervention. Les symptômes se traduisent par une gêne ou des douleurs au niveau de la poitrine. La reprise au bloc sera alors nécessaire, mais selon les cas, le chirurgien peut se limiter à une caspulotomie, une ouverture de la coque, ou aller jusqu’à la capsulectomie soit le retrait définitif de l’implant. Dans le premier cas, la coque peut récidiver et le retrait définitif sera alors la seule option. Pour réduire ce risque, l’utilisation de petites prothèses, le choix pour des modèles texturés et l’emplacement des implants sous le muscle pectoral sont conseillés   
  • l’infection : pour éloigner les infections, les règles d’asepsie chirurgicale et le respect des soins postopératoires sont très importants. Un traitement antibiotique ou un lavage par voie chirurgicale pourront être prescrits. En cas d’importante infection, le retrait de la prothèse pourra être envisagé
  • la rupture des prothèses : une nouvelle intervention devra être réalisée rapidement pour y remédier. L’échographie ou l’IRM mammaire permet de le diagnostiquer
  • la perte de sensibilité des mamelons : cela peut survenir de manière temporaire, voire définitive chez certaines patientes
  • un aspect de vagues ou de plis : cela survient surtout chez les patientes minces qui ont opté pour de grosses prothèses ou parfois des prothèses contenant du sérum physiologique. Pour y remédier, le remplacement des implants par des modèles plus petits est conseillé
  • des résultats imparfaits : cela peut se traduire par une asymétrie ou une correction insuffisante. La ré-intervention sera alors nécessaire, mais seulement après plusieurs mois lorsque la cicatrice aura mûri  
  • l’apparition de vergetures : cela peut survenir quand la peau a perdu son élasticité ou quand les prothèses sont trop grosses

A part ces risques liés à l’acte chirurgical proprement dit, il y a également les complications liées à l’anesthésie.

Dans tous les cas, faire appel à un chirurgien qualifié reste la meilleure manière pour les réduire. 

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